amour

 Un amour aveugle et sourd chapitre 7!

Isabelle tente de faire comprendre à Juliette qui est réellement son mari. Mais son amour pour David l’empêche d’ouvrir les yeux….

-Ah ah ah ! Non mais toi alors ! Franchement tu es juste top ! Tu sais quoi Isabelle ? Je ne t’en veux plus ! Sérieusement ! Tu te donnes trop de mal dans toute cette sordide histoire ! Allez rentre chez toi ! On en parle plus ! Seulement je ne veux plus jamais te voir ! Tu sors de nos vies à jamais ! Je ne sais pas comment tu vas faire pour disparaître. Je m’en contrefiche, je veux que tu nous laisse vivre notre amour en paix ! D’ailleurs…

-Votre amour ? La femme et l’amour ! Dès qu’elle tombe amoureuse, elle met sa cervelle au placard ! Tu entends des je l’aime par ci des je l’aime par-là ! À gerber !

Isabelle fit une moue de dégoût !

-Tu étais donc jalouse de mon bonheur et c’est pour cette raison que tu as voulu détruire mon couple ?

-Ton bonheur ma chère, ton bonheur ! Quelle idiote ! Tu crois que je suis la seule femme que fréquente ton David ? Tu n’as pas idée du nombre de tes rivales !

-Comme tu es très charitable tu vas tout me dire je parie, répliqua Juliette.

-Il te faut un petit remontant !

Isabelle tendit la bouteille à Juliette qui but goulûment.

Te rappelles-tu de la fois, où je t’ai demandée de m’accompagner pour donner mon sang et que je t’ai poussée à en faire de même ?

-Oui, je l’avais fait pour te faire plaisir.

-Hummm ! Je devais retrouver David dans un certain pays que je ne nommerai pas. On devait y passer quelques jours ! Arrivé la- bas il avait loué une villa ! Il était question que je le rejoigne un jeudi mais j’ai débarqué le mercredi et là je l’ai surpris avec plusieurs femmes et sans protection ! Je lui ai fait une scène pour qu’il continue de croire que je l’aimais réellement mais en réalité j’étais inquiète pour toi. J’ai toujours utilisé le préservatif avec lui mais je savais qu’avec toi, il n’y avait aucune protection. Alors une fois rentrée en France, j’ai trouvé un prétexte pour que tu m’accompagnes à l’hôpital Saint Louis. On a donné notre sang et depuis ce temps-là tu donnes ton sang régulièrement n’est-ce pas ? J’ai une personne qui y travaille, lorsque tu donnes ton sang, différents examens sont faits notamment le test VIH, et tous les 4 mois, elle me téléphone pour me dire si tout est ok. Il y a deux ans, tu n’y es pas allée pendant un moment, et j’en ai été informée. Je suis donc passée te chercher et on y a été ensemble. Tu as cru que je faisais ça pour les autres et pourtant c’était un moyen de te protéger. Je ne pouvais pas en faire plus. Te demander de ne plus avoir de relation sexuelle avec ton mari sans protection allait compromettre ma mission et de toute façon tu m’aurais demandée des explications, et je ne pouvais rien te dire ! Il a des maîtresses russes, africaines, antillaises, partout où il passe il a des femmes ! Alors je ne suis pas ta seule rivale comme tu dis. Quand ce ne sont pas des maîtresses ce sont des prostituées.

Juliette resta bouche bée, buvant les paroles d’Isabelle ! Quelque chose au fond d’elle lui disait que son amie ne mentait pas mais son cœur lui rappelait que son David ne pouvait pas être cet homme, non impossible !

-Pour quoi ne m’as-tu rien dit si c’était vrai ?

-Tu ne m’aurais pas crue, David est un dieu pour toi ! Tu admires tellement ce malade ! Aujourd’hui encore je sens que tu ne me crois pas et pourtant tout est vrai, d’ailleurs tu ne connais qu’une infirme partie de l’histoire !

-Il est tellement malade que tu t’envoies en l’air avec lui ….

-J’ai une mission à exécuter bordel de m …

-Sors d’ici tout de suite ou j’appelle la police espèce de…

Joignant les deux mains en signe de supplication, Isabelle dit :

-Je t’en supplie, ne fais pas ça. Ecoute-moi attentivement..

-Tu dis être une espionne chargée de tuer mon mari. Je pense que cela pourra intéresser les flics, qu’en dis-tu ? Juliette prit son portable et commença à composer le numéro de téléphone de la police.

-Si tu fais ça ma chère, ton mari sera exécuté dans la soirée même !

-Ben voyons ! Je tente ma chance ! Je te laisse dix secondes avant de déguerpir poufiasse !

Ignorant les menaces de Juliette, Isabelle monta sur une chaise et arracha quelque chose, elle ouvrit les placards et commença à extraire des petits engins qu’elle jeta sur la table. Elle devint complètement incontrôlable ! Elle renversa tout ce qu’il y avait dans les placards du bas, ouvrit la gazinière, le frigo et continua d’arracher les mêmes engins. Elle était comme possédée. Stupéfaite, Juliette regarda son amie. Elle ne la reconnaissait pas. Elle était en transe.

-Allô, police nationale ! Que puis-je pour vous ?

-Oh excusez-moi c’est une erreur. Mon fils était en train de jouer avec mon téléphone.

-Vous en êtes certaine madame, demanda la voix grave au bout de la ligne ?

Oui, oui, Merci et bonne soirée.

Juliette raccrocha et suivit Isabelle dans ses recherches effrénées. Elle quitta précipitamment la cuisine, examina le salon, la bibliothèque, les couloirs.

-Ce sont des caméras hautement sophistiquées dit –elle. Il y en a partout !

D’un pas décidé, elle se dirigea vers le bureau de David. Elle s’installa et en deux temps trois mouvements, craqua le code de son ordinateur portable. Elle ouvrit un logiciel et dit :

-Regarde ça !

Juliette n’en crut pas ses yeux ! Chaque pièce de la maison était filmée !

-Tu étais au courant d’un tel dispositif de surveillance ?

-Evidemment que non, ne sois pas idiote ! Jamais je n’aurais accepté cela !

Juliette s’assit ! Elle sentit un poids énorme s’abattre sur ses épaules. Elle perdit ses repères et pendant quelques secondes, elle ne savait pas où elle était. Tout était flou, tout se mélangeait dans sa tête !

-Ding dong ! Ding dong !

-Juliette ! Juliette !

-Hein !

-C’est la porte d’entrée, tu attends quelqu’un ?

-Heu, non

-Qui ça peut bien être. Descendons voir.

Elles refermèrent tout et prirent les escaliers.

-Attend, je vais cacher les caméras.

Isabelle courut à la cuisine tandis que le visiteur se faisait pressant.

-Oui c’est qui ?

-Police Madame !

Juliette ne savait pas quoi faire. C’est sans doute une bonne chose que ce policier se soit présenté à ce moment précis se dit-elle. Je devrais tout lui raconter. Il embarquera Isabelle et puis j’aurai la paix. Mais en même temps, beaucoup de questions restent en suspens et je crains de ne pas avoir de réponses si je la fais arrêter ….

Isabelle la rejoignit promptement et lui fit le signe d’ouvrir la porte tout en mimant un sourire avec ses doigts.

-Jure-moi de me dire toute la vérité maintenant ou sinon je te fais interpeller chuchota Juliette !

-Arrête ta comédie !   Si tu lui dis quoi que ce soit, mon organisation me retirera la mission, mais une chose est certaine, le nouvel agent qui sera en charge du dossier de David aura moins d’état d’âme que moi.  Toute ta famille risque d’être décimée alors réfléchis bien avant de faire une bêtise que tu pourrais ne pas vivre assez longtemps pour regretter. Ouvre-lui la porte et sourit !

-Oui bonjour ?

-Bonjour, vous nous avez appelés tout à l’heure et mon collègue m’a demandé de faire un tour chez vous étant donné que j’étais dans les parages, pour vérifier que tout va bien.

Juliette ce concentra afin d’offrir son plus beau sourire au policier.

-Ah oui tout va bien

-Je suis avec une amie ainsi que mon fils qui est à l’étage et qui dort.

-Ah bon, fit le policier ? Il y a quelques minutes , vous avez déclaré qu’il était en train de jouer avec votre téléphone et que c’est lui qui nous a appelé par erreur….

-Ah monsieur l’agent, les enfants s’endorment très vite vous savez

-Vous êtes, questionna l’agent ?

-Isabelle, la meilleure amie de Juliette.

Ma meilleure amie, mon cul oui se dit Juliette en elle-même.

-Enchantée madame !

Se retournant vers Juliette, le policier dit :

-Puis-je faire le tour des lieux ?

-Ah certainement ! Allez-y monsieur l’agent.

Le policier commença sa ronde en prenant les escaliers.

-Tu as caché les caméras murmura Juliette ?

Isabelle lui sourit en montrant sa forte poitrine.

-Tu les as cachés dans ton soutif, espèce de folle ?

-Chut fit Isabelle !

-Je ne vous dérange pas plus mesdames. Tout m’a l’air en ordre ! Ne laissez plus votre fils jouer avec votre portable à l’avenir ! Bonne soirée !

-Pff ! Je ne comprends pas pourquoi il est quand même passé ce clown. David doit être sur écoute !

-Pour être sur écoute on l’est tous du coup !répondit Juliette ironiquement

– Je ne parlais pas des caméras posées par David. Bon je réfléchirai à ça plus tard, en attendant on a du boulot et il faut faire vite.

-Je crois qu’avant toute chose tu me dois des explications non ?

-Oui mais pour l’instant, il fait tout remettre en ordre, effacer les scènes qui viennent de se dérouler dans la cuisine, également celle avec le policier et en filmer d’autres.

-Comment ça ?

-Suis-moi

D’une main experte, Isabelle replaça les caméras et se rendit dans le bureau de David.

-Je dois supprimer toutes les scènes à partir de celles où on a commencé à se battre mais il se rendra compte qu’il manque une bonne partie du film. Comment allons-nous faire ?

-Tant mieux qu’il soit au courant ! Tu ne crois tout de même pas que je vais jouer à ce petit jeu longtemps et ne rien dire ?

-Si ça se trouve à l’heure qu’il est, David est déjà au courant !

–  Ça m’arrangera   cria Juliette ! Je commence à en avoir assez de tout ce souk !

-S’il te plaît calme-toi. Je ne comprends pas tout ce qui se trame, mais tu peux me croire sur parole, David ne doit en aucun se douter de ce qui s’est passé. Il en va de nos vies !

-Tu te fiches de moi, la personne chargée de le tuer c’est toi non !

-Humm, si j’avais voulu lui faire du mal, il serait probablement déjà mort…

L’expression du visage d’Isabelle faisait froid dans le dos. On pouvait y lire une grande inquiétude, mais également de l’amour et du désespoir.

Juliette ressentait de la peine pour son amie et était loin de s’imaginer que cette sensation était largement justifiée.

-On a qu’à tout supprimer et faire croire à une panne de courant qui a empêché l’enregistrement proposa Juliette.

-Ce n’est pas bête comme idée mais David se posera des questions quand même, il trouvera cela louche. Non on va carrément bousiller son logiciel, cela va tout effacer. Ça arrive que des logiciels soient défectueux.  Il se posera des questions mais il ne nous soupçonnera pas. Il ne pensera pas qu’on puisse faire une chose pareille. J’espère que tout ce dispositif n’est pas relié à David où qu’il soit auquel cas, nous sommes cuites.  Mais pour l’instant c’est notre meilleure option.

Isabelle endommagea le logiciel de façon à ce qu’il ne puisse plus fonctionner, essuya ses empreintes et toutes les deux redescendirent complètement épuisées.

Voilà, les caméras sont là mais nous ne sommes plus enregistrées, nous allons pouvoir discuter.

Le regard vague, Juliette n’avait même plus envie d’écouter la suite. Elle ne se sentait pas la force d’en apprendre davantage. Elle était blessée en tant que femme mais surtout en tant qu’épouse et amie. Son amour venait d’être mis à rude épreuve !

– Quelle drôle de scène ! Je me retrouve à parler des escapades de mon mari avec une de ses conquêtes ! Quelle situation humiliante ! Quelle épreuve !

-Je ne suis pas une des conquêtes de ton mari. Il y a un bon moment de cela, j’ai rencontré mon contact qui m’a remis une enveloppe, je savais que c’était une mission importante, le genre qui te demande souvent de tuer une personne. Je l’ai donc prise et je suis rentrée chez moi.

Ce soir-là, je m’en rappelle comme si c’était hier, David était à l’étranger. Toi et moi nous devions sortir dîner. Etant donné qu’en général les délais pour ce type de mission sont courts, il fallait agir vite. J’ai donc ouvert l’enveloppe en rentrant. Il y avait une note me décrivant la cible à atteindre et le délai imparti .Je l’ai lue et je me suis dit que ce type était un être abjecte qu’il fallait éliminer dans les plus brefs délais. Comme d’habitude, on nous livre une photo avec les instructions. Après avoir fini de lire, j’ai donc naturellement voulu consulter celle-ci et là, le choc ! J’avais en face de moi la photo de David.

Je n’y comprenais rien car ce n’était pas son vrai nom. J’aurai aimé avoir des informations supplémentaires mais dans mon unité, cela ne se fait pas.  Les renseignements contenus dans l’enveloppe suffisent pour exécuter la mission ni plus ni moins. On n’a pas le droit de poser d’autres questions. Soit on élimine la cible soit c’est elle qui nous élimine point. Je ne savais pas quoi faire, j’étais comme piégée. Je ne pouvais pas en croire mes yeux ! Je ne pouvais pas refuser la mission car je craignais qu’il vous arrive quelque chose si un autre que moi était chargé de tuer David mais en même temps, je ne voyais pas comment j’allais pouvoir faire ça. De toute façon je n’avais aucun motif valable pour me soustraire de mes obligations.  Tout d’un coup, j’ai eu une idée excellente pour gagner du temps. Je t’ai appelée et je t’ai conseillée d’aller rejoindre David où il était et de prolonger le séjour. J’ai alors pris les enfants avec moi et toi tu as été le retrouver.

-Oui je m’en rappelle…. Nous avons passé des moments exceptionnels. J’étais loin de m’imaginer ce qui se tramait… oh punaise !

-J’ai donc profité de ce temps pour faire des recherches et tenter de justifier mon retard dans l’exécution de cette mission. J’ai aussi mis en place un plan pour gagner plus de temps. Et depuis ce jour, je n’arrête pas de mettre en place des stratagèmes pour rallonger les délais et tout ceci au péril de ma propre vie !

-Un de tes plan consistait à coucher avec mon époux c’est ça Isa, c’est ce que tu essaies de me dire ?

-Ce n’est pas si simple que ça….

– Si ça l’est, il suffisait juste que tu viennes nous voir, on aurait trouvé un moyen de faire fuir David sans que ton unité le sache….

-Pas possible

-Tu aurais dû essayer ! Tu es la marraine de ma fille bon sang !

-Dimitri devait et doit mourir !

-Il ne s’appelle pas Dimitri machin truc mais David !

-Etrange tu ne m’as toujours pas demandé pour quelle raison je devais l’abattre

– Ça ne m’intéresse pas. De toute façon ça ne pourrait être qu’un gros mensonge !

-Tu vas quand même m’écouter ! J’ai réussi à faire croire au service qu’il avait de précieuses informations en sa possession et qu’il nous était avantageux   de le laisser vivre pour le moment. Je ne m’étais pas trompée d’ailleurs. Nous avons pu de cette façon non seulement déjouer de nombreux attentas mais également éliminer de nombreuses cibles rien qu’en suivant les déplacements de Dimitri. Il nous a été précieux malgré lui, voilà comment j’ai pu jusqu’ici lui sauver la vie.

 -Et bien merci d’avoir sauvé la vie de mon mari en couchant avec lui ! David est beau, intelligent, cultivé et riche, toutes les femmes sont folles de lui donc je suppose que cette mission n’est pas très difficile agent « je m’envoie en l’air avec mes cibles » lâcha Juliette d’un ton moqueur !

– Que les choses soient claires, je n’éprouve aucun sentiment amoureux pour ton mari, d’ailleurs si tu le connaissais bien, tu n’en ressentirais pas non plus.

-Pardon ? C’est maintenant à toi de me dire si je dois ressentir de l’amour ou non pour mon propre mari, le père de mes enfants ! Mais quel culot ! Merci de rester à ta place de maîtresse ! Il ne manquerait plus que tu me dises si mon amour pour mon mari est justifié ou non ! Quel manque de respect…

-Il y a six mois, il était dans le Sud de la France et un préfet a perdu la vie subitement. Peu de temps après il s’est rendu en Colombie, un membre du Gouvernement a été abattu. Il y a deux mois, il était en République démocratique du Congo, et comme par hasard, un des chefs de l’opposition a reçu une balle en pleine tête. Il y a à peine un mois, il était à New York et un célèbre homme d’affaire pesant des millions a perdu la vie dans des circonstances douteuses… D’ici quelques jours, un autre drame va se passer aux Seychelles et comme par hasard, ce sera exactement pendant le séjour de ton mari ! A chaque fois que David, est à un endroit, il s’y passe des choses effrayantes ….

-Qu’es te ce tu essaies de me dire au juste ?

– Ton mari est un tueur à gage au service de la Russie !

J’espère que ce chapitre t’a plu!

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Les précédents chapitres sont en dessous :

chapitre 1

chapitre 2

chapitre 3

chapitre 4

chapitre 5

chapitre 6

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