attitude méprisante d'une personne

Chapitre 5: Une attitude méprisante et insoutenable !

Juliette va tenter d’avoir une discussion avec sa rivale mais cette dernière adopte une attitude méprisante . Elle  va donc  finir par perdre son sang froid…

Juliette traversa le salon d’un pas décidé et se disait en elle-même que cette histoire allait   très mal finir lorsqu’on sonna à la porte.

Qui ça pouvait bien-être ?

Elle décida d’ignorer cette satanée sonnette mais au même moment Amandine gravit les marches et dit :

-Mais pourquoi tu n’ouvres pas maman. C’est certainement une des copines d’Alice qui lui ramène ses affaires.

Ce n’était pas idiot pensa Juliette qui se dirigea vers la porte d’entrée à contrecœur. .

Juliette ouvrit la porte et deux camarades de classe d’Alice étaient debout sur le palier trempées jusqu’aux os.

-Entrez les filles. Vous allez prendre froid. Suivez-moi !

Juliette connaissait bien ces filles, Clémentine et Bérangère, les rares amies qu’Alice invitaient de temps en temps à la maison.

-Deshabillez-vous, je vais chercher des habits secs.

Juliette leur remis à chacune de quoi se changer et une couverture.

-Séchez-vous les cheveux dans la salle de bain ! Allez ensuite vous assoir près de la cheminée et appelez vos parents pour leur dire que vous êtes chez moi ordonna Juliette !

-Salut les filles dit Amandine avant de s’éclipser dans sa chambre un sandwich  dans les mains.

-Tu ne pouvais pas attendre de passer à table, on ne va pas tarder à dîner, lui lança Juliette excédée par le comportement de plus en plus individualiste de sa fille. Celle-ci ne prit même pas la peine de répondre et s’enferma dans sa chambre à double tour.

-On a de la visite ? Bonjour les filles s’exclama Isabelle l’air ravie.

Vous dînez avec nous ?

Avant même qu’elles ne répondent, Isabelle retourna à la cuisine ajouter des couverts et le nécessaire pour les convives.

Juliette aimait beaucoup les camarades de sa fille mais elles tombaient mal. Elle voulait tellement en découdre avec Isabelle qu’elle aurait aimé que celles-ci refusent de rester.  Elle se disait en elle-même que ces derniers temps tout semblait se liguer contre. Et cette attitude de sainte qu’affichait sa rivale l’énervait au plus haut point.

Elle dut se résigner car les demoiselles étaient enthousiastes à l’idée de rester manger.

-Madame Toisky  , quand est-ce que vous pensez qu’Alice sortira.

-Ils vont la garder quelques jours, une semaine tout au plus.

-La chance ! firent-elles en chœur

Juliette fronça les sourcils

-Ah les jeunes, vous êtes incorrigibles !

– Elle va louper au moins deux contrôles madame Toisky, qu’est-ce que je ne donnerai pas pour être à sa place moi fit Bérangère la mine déconfite.

-Elle devra probablement les rattraper de toute façon non ?

-Non madame, elle aura des devoirs maisons qu’elle devra rendre.  Elle a un mot dans son carnet de correspondance.

Effectivement, le professeur principal avait mis une note à l’attention des parents pour indiquer qu’Alice aura un travail à faire à la place des examens.

Isabelle invita tout le monde à passer à table.

Juliette s’assit et attacha ses cheveux. Les mèches qui recouvrèrent son front laissèrent leur place à une belle bosse.

-Maman, tu as une mine affreuse. Et cet hématome tu t’es fait ça comment ?

-Je suis tombée

-Bizarre lâcha Amandine

Juliette baissa la tête et tenta tant bien que mal de paraitre naturelle.

-Ta chute a dû être drôlement terrible Juju. Je me demande comment cela a pu arriver. Tu t’es pris une porte ?

Juliette comprit à ce moment précis qu’Isabelle ne la croyait pas. Que sait –elle se demanda Juliette ?

-Quelle journée soupira Isabelle ! Alice qui se casse une jambe, sa mère qui se prend une porte ….

-Tu veux bien arrêter tes conneries cria Juliette ?

Tous les regards se tournèrent vers elle. Les amies d’Alice furent choquées car d’habitude Juliette étaient si douce, si gentille.

Elles ne reconnaissaient pas non plus l’expression de son visage. Elles furent choquées par la haine qui se lisait dans ses yeux.

-Man calme-toi c’est bon ! Tout le monde peut se prendre une porte, même moi !

Juliette saisit cette perche pour tenter de dédramatiser la situation.

-Désolée je suis sur les nerfs. Cette journée n’a pas été facile. Je suis épuisée. Je suis partie boire un verre avec une copine et j’ai glissé sur le trottoir voilà !

-Avec quelle amie, demanda Isabelle un sourire ironique au coin des lèvres ?

-Je ne savais pas que j’avais des comptes à rendre à ma meilleure amie au sujet de mes fréquentations. Moi en tout cas, je n’ai rien à me reprocher, absolument rien  répondit Juliette défiant sa rivale  du regard.

-Ça va toutes les deux questionna Amandine ? On aurait dit deux gonzesses qui se battent pour un mec…

-Amandine ça suffit hurla Juliette !

Piquée au vif par l’attitude insolente de sa fille, elle ne put se retenir.

– Si on ne peut même plus parler grogna Amandine;

Voyant que la situation se dégradèrent les filles avalèrent rapidement leur repas et trouvèrent une excuse pour s’éclipser .

-On va vous laisser dit Bérangère

-Désolée les filles, tout ceci est vraiment regrettable.

-Oui on comprend, on va rentrer.

-Attendez Amandine va vous raccompagner

-Depuis quand suis-je leur  nounou ?

-Prends la Maserati  Quattroporte  de David, la clé est dans la boite blanche à l’entrée.

Contente de prendre le volant de  la superbe voiture de son père, Amandine s’exécuta sans discuter. Ce n’est pas tous les jours qu’elle avait le droit de la conduire !

-Allez les enfants en route s’amusa-t-elle !

Les filles ayant fini de ramasser leurs affaires, Juliette les conduisit jusqu’à la voiture, les remercia une dernière fois, soupira et se dit qu’il était temps d’en finir.

Elle rentra et alla se rassurer que son fils dormait ensuite elle redescendit et se dirigea vers la cuisine.

Lorsqu’elle y pénétra, Isabelle fit mine de ne pas la voir. Elle avait le pressentiment que quelque chose de grave se tramait.  Elle décida de rester le plus normal possible mais tout à l’heure, elle n’avait pu se retenir face au mensonge de Juliette concernant son front. Elle savait très bien que ce type de bosse ne pouvait pas être ni la cause d’une chute encore moins d’une porte. Elle tenta tant bien que mal de découvrir ce qui a pu se passer sans succès.

-Hummm fit Juliette

-Elles sont parties ? Des chipies ces filles hein ?

-Peut-être oui, peut-être non, on ne connait jamais assez les gens n’est-ce pas Isabelle ?

-Ah oui tu as raison ma Juliette

-Je ne suis pas ta Juliette, pour être exacte il faudrait dire « PCC » pour pauvre conne cocue !

-Que t’arrive-t-il ? David te trompe ?

Juliette se mit à rire sans pouvoir s’arrêter. Des larmes coulaient sur ses joues elles riaient et pleuraient en même temps.

-Tu es fatiguée et complètement chamboulée ma puce, je vais te faire une tisane qui va te soulager.

Subitement Juliette cessa de pleurer et considéra la proposition d’Isabelle et répondit :

« oui, je veux bien merci ».

Elle s’assit et scruta les faits et gestes d’Isabelle.

« Quel culot, quelle désinvolture se dit-elle !Elle n’est même pas fichue de me dire la vérité. C’est le genre de personnes capable d’empoisonner une autre sans aucun remords. Cette phrase sonnait comme une évidence dans la tête de Juliette. Elle comprit alors que David et Isabelle avait beaucoup de points en commun. Elle ne s’en était jamais rendue compte auparavant mais les deux avaient la fâcheuse manie de tout tourner à leur avantage. Ces gens-là n’ont jamais tort, ils ne sont rarement perdants. »

« Merde, merde et merde comment la-t-elle su ? se dit Isabelle en elle-même. J’ai pris toutes les précautions possibles ! Elle va tout foutre en l’air ! Elle va tout foutre en l’air ! Il faut que je me calme. Il faut que je trouve un moyen pour la maîtriser, la neutraliser »

Elle se rappela alors qu’il y avait des somnifères dans son sac à main mais comment les mettre dans la tasse puisque Juliette l’observait, elle le savait. Elle sentait son regard comme un poids sur son dos.

Soudain, le téléphone du salon sonna.

-Tu ne réponds pas c’est sans doute Alice dit Isabelle

Juliette se leva et alla décrocher

. Soulagée Isabelle en profita pour prendre des somnifères dans son sac et les ajouter dans la tasse .Elle les fit dissoudre dans l’eau chaude et attendit.

-Merci beaucoup, elle va mieux, au revoir ! Isabelle distingua des bribes de conversation et conclut qu’il devait s’agir d’une personne appelant pour demander des nouvelles d’Alice.

 » Respire, respire se dit –elle tout va bien se passer. Elle est loin de s’imaginer ce qui l’attend  »

-C’était le professeur de sport qui appelait pour prendre des nouvelles

-C’est sympa de sa part

-Oui il y a encore des gens corrects dans ce monde pourri lâcha Juliette.

-Tu veux du sucre ?

-Oui merci

Isabelle lui tendit la tasse. En une fraction de seconde Juliette balança le breuvage chaud au visage de son amie et se précipita sur elle.

Ancienne judoka Juliette prit l’avantage sur son adversaire surtout que celle-ci venait d’être brûlée. Elle l’immobilisa au sol et déclara :

-Finis les bêtises, je t’écoute !

– Lâche-moi, tu me fais mal.

Juliette exerça une plus grande pression sur son dos avec le genou tout en tenant son bras de façon à ce qu’elle soit immobilisée et ne puisse se dégager.

Isabelle tenta de se relever sans succès

-Tu vas parler où je t’achève vociféra  Juliette. Depuis quand tu couches avec mon mari ?

-Mais tu es folle ?

Juliette serra un peu plus la pression.

-D’accord, d’accord tu as gagné je vais tout avouer.

Juliette desserra un peu sa prise mais Isabelle en profita pour se dégager et en deux temps trois mouvements mis Juliette à terre.

Celle-ci fut choquée par une telle réactivité  tenta de se dégager en mordant Isabelle à la main. Surprise Isabelle lâcha sa proie et Juliette en profita pour lui balancer un coup de poing et un coup de pied qui la firent basculer. Isabelle prit son élan, esquiva un nouveau coup de pied et frappa Juliette à la tête. Celle-ci tomba et Isabelle   lui fit une clé et la bloqua au sol.

Elle essaya de s’en défaire mais Isabelle étonnée de la force et de la combativité de Juliette la saisit par le coup et appuya de toutes ses forces…. Juliette se sentit mourir murmura dans un dernier élan de courage

-Tu m’étrangles, je n’arrive plus à respirer et perdit connaissance …

 

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A ton avis que va-t-il se passer ?

En attendant , je te rappelle que le premier chapitre est , le deuxième ici, le troisième la  et le quatrième ici

A vendredi prochain! Partage un max! Merci!

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