un deal audacieux et dangereux

Un deal audacieux et dangereux chapitre 11

Jessica raconte à sa sœur Juliette les circonstances qui l’ont amenée à faire un deal avec le mari de cette dernière.

-Comment ça vous avez fait un deal ? Je ne comprends pas cria Juliette

-Calme-toi ! Il est tard !

-Non je ne me calmerai pas, j’en ai marre qu’on me dise de me taire ! J’ai toutes les raisons du monde de hurler !

– Mais Juliette cela ne changera rien à la situation !

-Quelle situation ? C’est bien là le problème ! Tout le monde est au courant de tout se qui se trame sauf moi vociféra Juliette

-Comment ça  tout le monde  ?

-Toi , Isabelle et qui sais-je encore !

Juliette était très en colère mais également meurtrie car elle venait de comprendre la raison de l’éloignement de sa sœur et elle s’en  voulait . Sa sœur a toujours été une personne fragile et à la fois si forte. Après, la mort de leurs parents, elles étaient inséparables et subitement plus rien, silence radio. Elle a longtemps pensé que sa sœur était mêlée à des histoires encore plus louches que d’habitude et que c’est pour cela que celle-ci s’était éloignée. Or aujourd’hui elle venait de comprendre que son mari était sans doute la cause de tout cela.

Epuisée, elle se laissa glisser par terre et dit d’une voix amère : « Parle-moi de ce deal »

-Lorsque David s’est rendu compte que je n’étais pas une enfant de cœur et que je connaissais sa vraie identité, il m’a d’abord menacée. Ensuite, il a vite compris que de réelles menaces ne suffiront ni à me faire taire ni à m’éloigner de toi alors, il s’est mis non seulement à fouiller dans mon passé mais il l’a fait aussi dans mon « présent », un présent assez fragile car je venais de sortir de prison. Si je commettais une seule petite erreur j’y retournais. Il a compris que même s’il pouvait me faire retourner en prison, il n’était pas finalement dans son intérêt que j’y séjourne encore une fois, après tout c’est en prison que j’ai eu vent  des informations que je détenais sur lui. Il avait peur que j’obtienne d’autres indications ou que j’en livre aux crapules de la prison ;je ne sais pas exactement , mais  en tout cas, il avait peur. J’ai vite compris que malgré ses menaces, il ne voulait pas en réalité me voir en prison car cela n’arrangerait pas ses affaires. Je sais lire dans les yeux des gens tu sais. On apprend de drôles de choses en prison. C’est bête mais ce jour là , j’ai appris à ne  plus  regretter mon passage derrière les barreaux. Humm, ça vous forge un de ces caractères ! Du coup, je lui ai fait comprendre que je ne le craignais pas. Je devenais donc très embarrassante. En effet si je retournais en prison, il y aurait de fortes chances que cela ait des répercussions négatives sur sa vie , s’ il me tuait aussi car je lui avait laissé croire que j’avais pris des précautions pour me protéger.

J’ai mis toutes  les informations que j’avais le concernant dans un coffre et j’ai remis la clé à un ami. J’ai également mis en place un système de veille . J’ai écrit un document  avec toutes ces infos et toutes les semaines sans exceptions j’ai un code à valider sans quoi, les infos sont transmises à un journal très important . De ce fait s’il me tuait, les gens le sauront et ils découvriront  également sa vraie identité puisque je ne pourrai pas maintenir le système .

Au début il ne me croyait pas ! Ton David est si arrogant ! Il est si imbu de sa personne! Il pensait surement qu’un petit bout de femme comme moi ne pouvait pas imaginer un tel système de défense. Il a cru que j’étais une petite fleur qu’il pouvait cueillir ou une idiote qu’il pouvait berner. Je me rappelais toujours de son rire tonitruant quand je lui ai dit qu’il ne pouvait rien me faire.

-Ma petite m’a-t-il dit avec l’accent russe, tu n’as aucune idée de qui je suis, ni de ce que je suis capable de faire. Tu ne me connais pas. Tu penses me connaitre mais c’est faux !

Il s’est alors approché de moi et m’a embrassée. Je lui ai mis un de ces coups de genou dans  parties intimes . Il est tombé ….

-Je me rappelle qu’il a eu un problème et a dû être hospitalisé à cause d’une intense  douleur au niveau de son sexe. Pff, j’ai pensé  à un cancer et pourtant ce salaud venait de recevoir un coup de ta part se rappela Juliette dépitée.

-Oui

-Je comprends maintenant , les choses commencent à être plus claire. Il est resté une semaine à l’hôpital et tous les jours je me rendais à son chevet et je voulais faire sa toilette  mais il s’arrangeait toujours pour que l’infirmière le fasse . En fait , il ne voulait pas que je découvre qu’il avait reçu un coup . Quel salaud !   Je me suis tellement inquiétée.

-Pendant qu’il était à genoux ,reprit Jessica,  je me suis penchée et je lui ai parlé du système en question . C’est un protocole qu’il devait connaitre en tant que tueur à gage donc finalement il m’a crue et a compris que oui moi aussi j’étais dangereuse. Il m’a alors demandé ce que je voulais. Je me suis servi un verre . J’ai pris tout mon temps et comme je savais qu’il souffrait j’ai y pris du plaisir. Ce malade  a voulu s’envoyer en l’air avec moi pour me duper. Il a cru que j’étais une idiote qui allait coucher avec lui , tomber amoureuse, une femme qu’il pourrait ensuite manipuler à sa guise. Ses yeux étaient révulsés par la douleur.. Ma première intention était de lui dire de fuir et de ne jamais revenir mais je ne me voyais pas le séparer de toi . Je savais  que tu t’en remettrais jamais , de toute façon il n’aurait jamais accepté.

-Et bien sûr tu n’as pas jugé utile de me le dire. Tu ne t’es pas dit que j’avais le droit d’apprendre tout ça en tant que femme et sœur ? Tu as préféré me faire des cachotteries et je parie que c’était pour me protéger n’est-ce pas, n’est-ce pas hurla Juliette ?

Amandine descendit  les escaliers en vitesse

-Maman, maman, que se passe-t-il ?

-Tatie, tu es là ?

Elle se blottit contre sa tante qu’elle relâcha aussitôt en remarquant les larmes de sa mère.

-Mais maman pourquoi tu pleures ? Il se passe quoi dans cette maison depuis quelques jours , tu es bizarre ?

-Non je n’ai rien ma chérie….

-Comment ça tu n’as rien ? Mais maman regarde dans quels états tu es ? Tu as plein de cernes, tu as l’air épuisée.  On aurait dit une personne malade. C’est papa c’est ça ?

-Ne dis pas de sottises ma chérie, allez remonte te coucher !

-Je ne remonterai pas tant que tu ne m’auras pas dit   ce qui se passe dit Amandine les mains sur les hanches.

Jessica prit le temps d’observer sa nièce pendant cette scène et se dit qu’elle avait rudement grandie . C’était une femme à présent , une très belle femme. Une photocopie de ses géniteurs et comme tous les deux sont beaux , forcément , elle était éblouissante !Elle avait pris les yeux de son père en plus ! Une belle blonde aux yeux bleus, un bleu pas ordinaire.

-Mais dis lui toi Jess d’aller se coucher. Tu as vu l’heure.

-Je ne monterai pas . Tu penses que je ne me suis rendue compte de rien maman ? Je ne suis plus une enfant.

-Si tu es encore mon tout petit bébé , va au lit maintenant lui dit Juliette avant de lui faire un bisous. Amandine l’esquiva  et déclara tout de go :

-Papa la voit encore  c’est ça ? C’est cette pétasse de Carol ?

-Amandine, voyons ! Je ne veux pas de ce genre de vocabulaire à la maison ! Juliette tenta de jouer son rôle de mère tout en essayant d’encaisser le coup. Carol, Carol…. Qui ça peut bien être se demanda-t-elle . Si Amandine parla ainsi c’est que je la connais cette Carol….

-Je vais l’étriper cette poufiasse !

Amandine ça suffit , file  dans ta chambre ou je vais me fâcher sérieusement!

-Mais maman , regarde toi ! Tu es dans un état lamentable!

-Mais non chérie, Carol n’est qu’une amie de ton père

Tu es certaine maman car j’ai vu….

-Oui oui ne t’inquiète pas . Je suis en pleur car ta tante Jessica est très malade. Je l’ai appris il y a quelques jours et depuis je suis dévastée.

-C’est vrai tatie ?

-Heu oui oui ma chérie ….

Amandine serra sa tante dans ses bras . Celle-ci  avait encore du mal à réaliser qu’elle venait d’être complice d’un gros mensonge et qu’elle devrait désormais endosser le rôle d’une malade.

Bon à demain alors, tu dors ici tatie.

-oui, à demain ma douce

-Malade, mais tu es folle ! chuchota Jessica

-Il fallait bien se débarrasser d’elle.

-Tu n’es pas choquée d’apprendre que ton époux couche avec une certaine Carol ?

-Pff , quelle importance ! Carol , Isabelle, Sophie , Gertrude cela ne va rien changer à ma situation ! Il m’a trompée et cela est insupportable , que ça soit une fois ou des centaines de fois , je ne veux plus de lui ! Il m’a trahie et c’est intolérable point trait ! J’ai d’autres choses en tête . Je n’ai pas le temps de m’occuper des séances de galipettes de David ! Au fait tu ne m’as toujours rien dit au sujet de ce deal.

-Je disais que quand David s’est rendu compte qu’il ne pourrait pas se débarrasser de moi sans éveiller les soupçons et sans prendre le risque de mettre sa propre vie en danger , il a compris qu’il devrait négocier et que peut-être pour une fois de sa vie , il n’était pas en position de force. Du coup , j’ai profité pour lui proposer un marché

-Lequel ?

-Je lui ai demandé de l’argent, beaucoup d’argent. Cela m’a permis d’acheter l’appartement dans lequel je vis. En échange , il m’a fait jurer de ne jamais rien dire. Je ne dois jamais rien tenter contre lui. Ensuite il m’a demandée de quitter la France. J’ai accepté car de toute façon , il représentait  une menace constante pour moi. En gros, il a acheté mon silence et en contrepartie , il m’a promis de te protéger et de toujours prendre soin de toi.

– Je n’arrive pas à y croire . Je dois rêver… Que je regrette mon ancienne vie insipide ! Attends tu es en train de me dire que mon mari est réellement un tueur à gage travaillant pour le gouvernement russe ?

-Heu , en réalité, c’est un agent double  . D’après ce que mes amis et moi nous savons, il, travaille pour la Russie et pour la France et c’est ce qui fait sa dangerosité mais également sa fragilité.

-Mais Isabelle m’a dit qu’il travaillait pour les Russes….

-Je peux t’affirmer qu’il travaille pour les deux. Quand tu as un deal  avec un homme comme David , et que tu sais qu’il peut à chaque moment chercher à te nuire , je peux te dire que tu prends le temps d’étudier sa vie soigneusement. Si tu veux tout savoir , nos nombreuses recherches nous ont permis de ….

-Comment ça « nos » ? Tu as mis d’autres personnes au courant ?

-Je ne peux rien te dire, ça risquerait de tout compromettre !

 

 

 

 

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