Qui es-tu mon amie ?

Juliette va apprendre un lourd secret lors de sa confrontation avec son amie…

-Juju , juju  , s’il te plaît réveille-toi . Je t’en supplie, réveille-toi.

Prise de panique, Isabelle se releva tourna le dos à Juliette et pris son téléphone portable. Elle composa le numéro de téléphone des secours.

Juliette qui faisait semblant de s’être évanouie en profita pour immobiliser son adversaire. Elle tourna son bras prête à le rompre. Décidément les cours de judo et les ateliers de self défense lui étaient très utiles en ce moment.

Surprise, Isabelle implora son amie de la relâcher.

S’il te plaît Juliette, stop, tu vas me casser le bras !

-Tu me demandes d’arrêter ? Quand tu sortais avec mon mari , tu n’as  pas penser à arrêter n’est-ce pas ? Pourquoi le ferais-je moi ?

Juliette serra son étreinte encore plus fort obligeant son amie à se mettre à genou.

-S’il te plait sois raisonnable ! Tu sais bien que je ne te ferai jamais de mal consciemment…

-Cesse de geindre ! Je t’ai assez entendue. On va commencer par le début.

-Tu vas me casser le bras. Je vais me mettre à hurler et alerter les voisins si tu ne me relâches pas.

-Ne te gêne surtout pas ! Personne ne t’entendra.

-Juliette ma brûlure me fait atrocement mal et mon bras également. Je promets de tout te raconter, s’il te plaît….

-La ferme !

Juliette força Isabelle à s’allonger complètement et mis son genou sur son dos.

-Amandine va bientôt rentrer, imagine qu’elle nous voit ainsi tenta Isabelle?

-Ah ah ah, bien essayé ! Je connais ma fille ! Elle a pris la voiture de son père. Elle ne va pas rentrer de sitôt ! Ce n’est pas pour rien si de toutes les voitures, je lui ai dit de prendre celle-là. Nous sommes seules ma chère amie et nous allons pouvoir discuter dit-elle avec humour. Tu as ta meilleure amie, rien que pour toi pendant, au moins trois bonnes heures. Ce n’est pas sympa ça ? Un tête à tête entre filles, comme on avait l’habitude d’en faire. Mais cette fois-ci ma petite, il n’y aura pas de vin blanc, ni d’apéros préparés par la bonne, encore moins de film . Non, non, nous n’allons pas regarder la télé en sirotant du bon vin mais tu vas me conter ton aventure avec mon mari, le père de mes enfants, celui de ta filleule !

-Oh Juliette si tu savais. Tu es loin très loin de la vérité…

-Ça ne fait rien ma chérie, tu vas tout m’expliquer  ironisa Juliette.  Je t’écoute, raconte-moi ton aventure avec mon cher mari. Ne m’épargne aucun détail croustillant surtout. Je veux tout savoir brailla Juliette !

-C’est une histoire assez sordide Juliette. Tu n’es pas prête …

-Arrête ce ton condescendant immédiatement. Parle vociféra Juliette !

Isabelle voyant la rage gronder ,  se sentit  en danger… Elle était bien formée et savait quand une personne pouvait commettre une bêtise. Ne voulant pas blesser son amie, elle tenta de l’attendrir…

-Relâche-moi et je te raconterai tout. De toute façon, je suis fatiguée, épuisée par ces secrets et ces mensonges à répétition. Isabelle se mit à sangloter.

Au début Juliette crut à une feinte mais sous son poids elle sentait que les sanglots venaient du plus profond de son être…mais cela n’a pas eu pour effet de l’attendrir.

-Je suis désolée Juliette vraiment. Ça ne devait pas se passer ainsi.

Au lieu de se laisser amadouer, Juliette devenait de plus en plus furieuse. Elle n’arrivait pas à ôter de sa tête l’image de son mari faisant l’amour avec celle qui jadis avait été sa meilleure amie, sa confidente, la marraine de sa fille .

Elle appuya sa main tellement fort sur la tête d’Isabelle que celle-ci comprit qu’elle devait agir. Isabelle laissa donc la place à l’agent Coralie Aubrun, ce personnage qu’elle incarne  depuis tant d’années. Très habilement, elle se dégagea et immobilisa Juliette qui ne pouvait plus bouger.

Abasourdie, par ce revirement inattendu, Juliette demanda :

-Mais qui es-tu bordel !?

-Ecoute calme-toi s’il te plait et je vais te relâcher… Calme-toi.

Juliette arrêta de se débattre et répéta :

-Qui es-tu ? Tu ne pouvais en aucun cas prendre le dessus. Tu n’as jamais fait de sport de combat ! Je ne te reconnais pas. .

Elles restèrent toutes les deux un bon moment à se fixer sans rien dire.

Isabelle se dirigea vers le placard dans lequel étaient rangées les bouteilles d’alcool et se servit un grand verre de whisky qu’elle but d’une traite.

-Décidément, on ne connait jamais assez les gens. J’aurai juré que tu ne supportais pas le whisky …

-Après la mort de mes parents, comme tu le sais déjà je me suis retrouvée en foyer.  Le gars qui les avait tués était introuvable   malgré de nombreux témoignages. Je nourrissais une haine violente et ce sentiment me détruisait. J’étais fragile et en colère.

Juste avant ma majorité, j’ai été accostée par une jeune femme en rentrant du lycée. Elle semblait très bien me connaitre. Elle m’a racontée ma vie et surtout elle connaissait l’histoire de mes parents de A à Z. Intriguée, je lui ai demandé de me laisser tranquille. Mais tous les jours et cela pendant trois, elle m’a attendue à la sortie du lycée. Je me suis rendue à la police pour porter plainte pour harcèlement mais on ne m’a pas prise au sérieux. Pire, un jour alors que j’étais à bout, car je l’avais croisée aux alentours du foyer, je me suis rendue au commissariat le lendemain car cette femme commençait sérieusement à me terroriser. Mais, je l’ai croisée là-bas en train de plaisanter avec les flics. J’ai fait  demi-tour précipitamment. Je me suis mise alors à enquêter sur elle, et je la filais. Je me suis alors rendue compte que de temps à autre, elle se rendait au commissariat mais également au 11 boulevard Saint Michel. Mais pour autant, elle ne portait pas d’uniforme et ses visites au commissariat étaient brèves. Je me suis mise à sortir de moins en moins. Je vivais cloîtrer. Un jour, en sortant du lycée, j’ai eu une embrouille avec deux    filles qui rackettaient une amie depuis des mois.  Mon amie et moi nous nous sommes battues avec elles et nous les avons bien malmenées. Le lendemain, elles ont ramené leur bande. Elles étaient plus d’une vingtaine de filles. Elles nous ont encerclées et avant que les autres élèves appellent les renforts, elles nous avaient déjà bien bastonnées. Soudainement, cette femme est apparue et à elle seule, elle les a maîtrisées une par une.

Mon amie Anne et moi avions été conduites à l’hôpital et cette dame, Sandrine Dublanc est venue me rendre visite.

Je n’oublierai jamais ce jour… Elle m’a dit que si je le voulais, elle pourrait m’aider à retrouver les assassins de mes parents, en échange, je devais travailler pour elle, ou plutôt pour eux.

J’ai accepté, sans savoir à l’époque que je venais d’intégrer les services secrets français.

Sandrine tint parole et rapidement, les malfrats ont été retrouvés et jugés. Elle s’est arrangée pour qu’ils écopent la peine maximale.

J’étais devenue plus détendue, pas complètement heureuse mais plus posée et surtout reconnaissante envers Sandrine.

Ensuite, te rappelles-tu que je t’ai dit que je voulais quitter la France pour voyager ?

-Oui je m’en rappelle. Tu es partie faire le tour de l’Europe et tu m’envoyais de jolies cartes. J’en ai gardé de très belles d’ailleurs. C’était la belle époque.

-En réalité, je n’ai jamais quitté la France. J’étais dans le Sud dans une sorte de base d’entraînement. J’ai fait croire à mes amies, mes connaissances, le reste de ma famille que je voyageais mais en réalité j’étais en phase de devenir une espionne. J’ai été entraînée pendant des années. De temps en temps j’avais des petites missions mais la plus grande partie de mon temps consistait en une préparation  extrêmement fastidieuse , difficile mentalement et également physiquement . On apprenait plusieurs langues, des sports de combats ect. Nous ne sortions très peu de la base et surtout avec les autres agents j’avais retrouvé une vie de famille. On nous apprenait l’honneur, la fidélité, l’amour de la patrie et tout le baratin qui va avec. J’étais une apprentie très douée donc très vite j’ai gravi les échelons.

Je suis alors revenue sur Paris car on m’avait affectée dans un tout nouveau service. On s’est revue et quelque temps après tu t’es mariée.  Rapidement les choses se sont compliquées, si seulement j’avais su …expliqua Isabelle d’une voix à peine audible !

Agacée, Juliette cria :

-Oui tu es un agent secret et moi l’arrière, arrière-petite-fille de Blanche Neige. Je ne vois toujours pas le rapport avec le fait d’entretenir une relation avec mon mari ! C’est fou, tu n’arrives même pas à me dire la vérité. Au nom de notre amitié passée, aies au moins le courage de dire les choses et qu’on en finisse !

Isabelle poursuivit, l’air grave  :

-Quelques années après, j’ai reçu une feuille de mission. On me demandait d’éliminer un certain   Dimitri Ivanovitch …

-Et ? fit Juliette de plus en plus exaspérée .

– Alias David Toisky répondit Isabelle, le souffle coupé….

Voici les liens vers les précédents chapitres 😆 :

1

2

3

4

5

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